L’autre moralité de l’observance du jeûne réside dans la maîtrise de ses instincts et la diminution de l’emprise des passions et jouissances. Cela participe à se rendre compte que peu de nourriture et de boisson suffisent à entretenir le corps. Par ailleurs, le besoin qu’on éprouve de quelque chose en fait être dépendant. C’est l’argument même qu’Allâh - Ta’âla - avance contre ceux qui déifient ’Issa et sa mère, en disant dans le Coran : « Le Messie, fils de Marie, n’était qu’un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. » [2]
Par ce besoin de se nourrir qui les tient dans la dépendance, Allâh prouve l’impossibilité pour ’Issa (’alayhi as-Salam) et sa mère d’être des êtres divins puisqu’ils sont défaillants. Voyez donc la bienveillance d’Allâh à travers la prescription du jeûne à notre intention. Il a guidé les esprits à considérer cela alors qu’ils en étaient distraits ou s’en détournaient. Le jeûne est plein de bienfaits pour les âmes, qui sans son observance, ne seront bonnes ni envers elles-mêmes ni envers autrui. [3] [4]
Notes
[1] Rapporté par al-Bayhaqî
[2] Coran, 5/75
[3] Adâb ud-Dîn wad-Douniyâh de al-Mâwardî, p. 151-152
[4] Abû al-Hassan ’Alî Ibn Muhammad Ibn Habîb al-Mâwardî (rahimahullâh), est un érudit qui naquit en 364 de l’Hégire (976 de J-C) à Bassorah.
Reconnu comme étant un grand jurisconsulte et juge de l’école Châfiite. Il fait partie des plus grand savant de l’école Châfiite.
