Ils ne reconnaissent pas la validité d’une vision basée sur l’usage des instruments que vous connaissez.
De plus, ils s’opposent à nous à propos de la célébration de la prière des deux fêtes ; ils ne la célèbrent qu’après la Fête, en fonction de leur propre vision du croissant lunaire. Aussi se différencient-ils de nous au moment de la fête du Sacrifice, à propos de l’immolation du Sacrifice au jour de la fête, et à propos du stationnement à ’Arafa ; Ils célèbrent la fête deux jours après nous et n’immolent leurs sacrifices qu’après tous les musulmans - Leur façon de faire est-elle authentique ? Djazâkoum Allâhu Kheyrân !
Il leur est obligatoire de jeûner avec les gens et de mettre fin à leur jeûne avec les autres et de célébrer la prière des deux Fêtes avec les musulmans de leur pays.
En effet, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Jeûnez quand vous l’aurez vu et mettez fin à votre jeûne [du Ramadhân] quand vous l’aurez vu ; si des nuages vous empêchaient de l’apercevoir, portez le nombre des jours du mois à trente » Unanimement reconnu authentique [Bukhârî et Muslim].
Il s’agit ici d’ordonner l’entrée en jeûne ou sa conclusion dès que le croissant lunaire est vu à l’oeil nu ou à l’aide d’instruments appropriés, sur la base de la parole du Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) : « On entre en jeûne quand vous le commencez (ensemble) et on y met fin quand vous le faites tous. De même, on procède au Sacrifice quand vous le faites (tous) » [1] [2]
Notes
[1] Rapporté par Abû Dâwoud, at-Tirmidhî, Ibn Mâdja, ad-Darâqoutnî, al-Bayhaqî et cité par al-Baghawî dans Charh us-Sounnah
[2] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 10/94-96
