Ainsi, le dire prépondérant sur le sujet, est que quand ces condoléances sont faites dans le but de leur rendre hommage ou par vénération, c’est interdit. Sinon, il faut y voir l’intérêt possible » [1]
Ibn Qoudâma mentionne dans « al-Moughnî » que « pour ce qui est de présenter ses condoléances aux gens du Livre et de sortir les visiter, Ahmad (rahimahullâh) a deux avis sur le sujet : le premier dit que l’on ne doit pas les visiter comme on ne doit pas leur présenter nos condoléances. Cela sur la base du hadîth du Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) qui dit : « Ne commencez pas le salut (salam) » c’est un des sens (du hadîth).
Le deuxième stipule que l’on peut les visiter, car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) s’est rendu au chevet d’un enfant juif agonisant, il s’est posé au niveau de sa tête et lui a dit : « Convertis-toi ». L’enfant a regardé son père présent aussi à son chevet, et son père lui dit : « Obéis à Abû al-Qâssim (le Prophète) et convertis-toi ». Et le Prophète se leva et dit : « Louange à Allâh qui l’a sauvé par mon biais du feu. » Rapporté par al-Bukhârî. » [2]
Les Hanbalites sont d’avis que les condoléances présentées aux non-musulmans sont interdites.
Ils considèrent cela comme une forme de commémoration du mécréant, tout comme le fait de commencer le salut à leur égard (comme mentionné dans le hadîth). [3]
Sirâdj ad-Dîn ad-Doudjailî (rahimahullâh) mentionne un côté blâmable dans le fait de présenter ses condoléances au mécréant. [4]
Les savants de Lajnah disent que « quand le but visé - dans les condoléances à l’égard des non-musulmans - est de les encourager à l’Islâm, cela est permis. Ceci est préconisé dans la Législation islamique, comme cela est recommandé afin de repousser un mal possible d’eux, ou à l’égard des musulmans, car une infraction mineure peut être commise pour ce qui peut servir les intérêts généraux de l’Islâm. » [5]
