1- tous les soirs, chez une écrasante majorité de musulmans, au moins en France, la table déborde de plats. Plusieurs entrées, plusieurs plats de résistance, plusieurs desserts, des sodas en veux-tu, en voilà. Du gras, beaucoup de gras, du sucre, beaucoup de sucre. Or, tous ces plats sont préparés dans la journée par la mère, la soeur, l’épouse… plusieurs heures en avance. Bienheureuses sont celles qui ne sacrifient pas leur après-midi et leur début de soirée à confectionner avec amour et courage le repas de l’iftar. Nous sommes là dans l’anti-ramadan : d’un mois de déconsommation, de frugalité, de tempérance et de modération on passe à un mois de surconsommation, d’excès, d’indécence et de gaspillage.
La oumma souffre d’inculture. Elle ne connaît pas assez la vie de son modèle, la vie de notre Prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui)
2- la communauté musulmane souffre d’inculture. Elle ne connaît pas assez la vie de son modèle, la vie de notre Prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui) qui participait aux tâches ménagères, nettoyait sa maison, prisait ses habits, assistait concrètement son épouse. Homme d’Etat, il enseignait l’islam à ses compagnons, priait de longues heures la nuit, dirigeait les batailles contre ses ennemis, administrait les contrées dont il avait la responsabilité, etc.,… et faisait le ménage. Si l’on s’en tient à cela, quel homme peut raisonnablement considérer qu’il est en droit de mettre ses jambes sous la table au moment de l’iftar sans lever le doigt avant et après le repas parce qu’il travaille pendant la journée ?
Relisons la sira, changeons dès ce ramadan
Mettons tout de suite de côté le débat, toujours vif, du partage des tâches, de « mais, je ne suis pas une boniche », « oui mais moi je travaille toute la journée ! ». Nous sommes entre bonnes gens, dotés de raison et si peu de mauvaise foi, n’est-ce pas ? Il ne s’agit ni pour les uns d’oublier que Madame est un être humain à part entière et non un aspirateur-cocotte-minute-lave-linge qui parle et fait des enfants ni que Monsieur est aussi un être humain doté d’un coeur et non un portefeuille-sur-pattes à qui l’on veut ajouter l’option aspirateur-cocotte-minute-lave-linge.
Source Al -kanz
